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Tour du Giffre

by François

Me voici de retour à Samoëns pour participer à l’une des courses de l’Ultra Trail du Haut Giffre. Je me suis de nouveau inscrit sur l’une des petites distances : le 33km. Ils ont un peu changé le parcours cette année, retirant 400m de dénivelé, ce qui nous donne un bien plus agréable 1900m de D+.

Arrivé la veille après une pause en pays Genevois pour manger avec une ancienne collègue, je profite des éclaircies de fin de journée pour aller repérer le début de la seconde bosse, un endroit que je ne connais pas encore : les gorges des Tines. L’endroit est bien encaissé et très frais. Le sentier passe au milieu des rochers polis par le passage de l’eau, empruntant par endroits des échelles. Le terrain est glissant et technique, mais pas trop boueux.

Je pousse un peu plus loin, avec le sentier remontant le torrent des Gets vers le lac du même nom. Ça s’annonce très bien pour demain.

Flo me rejoint en début de soirée dans l’appartement loué à un ami du frangin (toujours aussi confortable et proche du lieu de départ). Soirée tranquille avant d’aller se coucher tôt : départ à 5h pour elle, 7h pour moi.

La nuit est compliquée de mon côté. Je dois m’être trop mis la pression. Souhaitant réaliser une belle performance en terme de temps, je visualise la course une bonne partie de la nuit et n’arrive à fermer l’oeil que quelques minutes par-ci par-là. Je n’ai donc quasiment pas dormi quand je viens prendre le petit déjeuner et accompagner les courageux qui s’élancent sur le 50km à 5h.

C’est enfin mon tour d’aller prendre position sur la ligne de départ. Je crains un moment que le manque de lampe frontale ne rende compliqués les premiers kilomètres, mais la luminosité augmente bien juste avant 7h. Cette période d’attente avant l’heure est à la fois un plaisir et un désagrément. D’un côté j’aime l’ambiance qui se dégage à ce moment-là, la pression qui monte, tous ces coureurs qui s’agitent et se préparent à s’élancer. D’un autre, c’est une contrainte de devoir attendre une heure précise pour partir alors que l’on est prêt depuis un moment, puis de trouver sa place dans le peloton.

Départ très rapide, ça cavale devant et je me retrouve vite entre deux groupes avant d’entamer la première montée. 700m de D+ sur le flanc du Criou. Le premier kilomètre est un peu raide avant de rejoindre la piste forestière sur laquelle je prends un bon rythme, poussant fort sur les bâtons. Elle est assez large pour permettre de doubler / se faire doubler sans se gêner. Le top pour étirer le peloton.

On sort peu à peu de la forêt et peut admirer la vue en arrivant en haut. Le soleil commence à se lever et une magnifique mer de nuages recouvre la vallée du Giffre. Très belle ambiance même si je n’en profite pas trop, trop impliqué que je suis dans ma course à relancer avec l’arrivée du sentier à plat qui précède la descente.

Je me connais mieux que lors de ma première participation (j’avais alors moins de 1 an de pratique de course à pieds derrière moi, et encore moins en terme de trail) et décide d’entamer cette descente de manière plus sûre. D’une bonne allure sur les portions planes, je ralentis quand ça devient plus technique, me décalant plusieurs fois sur le côté pour laisser passer des coureurs plus rapides. Le terrain est bien joueur et changeant, mais ces 6 km me paraissent tout de même interminables. Bien content d’arriver en bas.

Une passerelle a été installée cette année pour traverser la route de Sixt, sécurité oblige. La montée se fait bien, mais j’ai presque des vertiges en descendant l’escalier en colimaçon. Je vais m’arrêter quelques minutes au ravitaillement juste après pour boire, et surtout faire les cent pas au calme afin de calmer un peu le coeur.

On entame alors la partie repérée la veille. Je suis content d’y être aller, ça me permet d’y aller de façon plus sûr, sachant à quels endroits il faut faire attention (quasiment tout le temps). On y est un peu à la queue leuleu, pas trop le choix vu la largeur du sentier.

Petite redescente en face de Salvagny avant de s’élancer pour les plus de 700m de D+ en direction du lac de Gers. C’est une nouvelle fois assez large pour pouvoir se doubler sans problème, surtout que l’on est moins nombreux. Les portions déjà passées ont écrémé le groupe. J’attaque plutôt tranquillement de manière à rester assez régulier, les bâtons toujours mis à forte contribution. Seuls quels passages très raides me font ralentir, je suis bien content de moi pour le coup.

Un dernier petit raidard avant de s’enfoncer sur une petite trace au milieu de la forêt, seul endroit où l’on croisera vraiment de la boue. Je relance sur ce bout de plat avant une courte de descente pour le lac de Gers où je fais à nouveau une petite pause au ravitaillement, et prends même le temps de sortir le téléphone pour prendre deux photos (les autres datent de la veille).

J’en repars en marchant tout en terminant mon verre, avant de me me remettre à trottiner. Ça ne fera que descendre à partir de là, à l’exception de tout petits ressauts de terrain, qui m’obligeront tout de même à me remettre en marche rapide pour ne pas trop monter dans les tours. Mais pour le reste, je trotte plutôt pas mal, suivant 2 autres coureurs. C’est un vrai plaisir d’avoir encore la forme pour m’amuser sur les portions de sentier étroit en forêt.

Je maintiens l’allure jusqu’en bas, et arrive à accélérer pour parcourir l’interminable kilomètre et demi de plat qui traverse le camping et fait le tour des petits lacs de la base de loisirs. Je suis bien content de moi : je visais moins de 5h, je n’en mets que 4h12 avec les pauses ravitaillement. 121ème sur 450 pour les 30km et 1900m de D+, il y avait du niveau. Je me suis en tout cas fait bien plaisir sur cette sortie.

Retour tranquille à l’appartement pour une bonne douche. Après avoir vérifier où en sont les frangines sur le site de la course, je prends de quoi boire et grignoter avant d’aller me poser au parking des Allamands, leur dernier ravitaillement. Une petite heure d’attente à encourager les coureurs avant de voir débarquer Claudie qui performe plutôt pas mal pour sa première course, puis une heure plus tard Floriane. Direction l’arrivée ensuite, posé au soleil avec Claudie et son copain pour l’attendre et l’applaudir.

Fin de journée tranquille à l’appartement, et une meilleure nuit surtout ! Point de petite sortie le lendemain car le temps est à l’orage depuis le début de nuit. Ils ont dû détourner une partie des coureurs des plus grandes distances par sécurité. Je suis plus en bon état, le fait de ne pas être resté sans bouger l’après-midi aura bien aidé pour la récupération.

Encore un super moment passé dans le coin. Pas sûr que j’y revienne pour ces courses, les dénivelés proposés sur les plus grandes distances sont trop importants. Ce sera l’occasion d’en découvrir d’autres ailleurs.

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