Trou de la Lune

by François

En Savoir pour trois jours afin de revoir un peu la famille et faire notre randonnée annuelle en montagne. Je suis arrivé la veille au soir, on prend tranquillement la route ce matin direction d’Aussois, au fin fond de la vallée de la Maurienne. La seconde voiture contenant le frangin et sa petite famille nous double sur l’autoroute, et l’on se retrouve sur le parking des barrages après un petit moment de « ils sont où ? », car ils se sont arrêtés prendre de l’essence, et donc maintenant de nouveau derrière nous.

Un temps magnifique est prévu pour ces deux jours, on sera bien en short / tee-shirt même au-dessus de 2.500m d’altitude. Le premier kilomètre est très raide, la mise en jambe est rude, avec en plus quelques 4×4 qui nous doublent sur la piste. La suite sera heureusement plus tranquille. Une fois rejoints les remontées mécaniques, il faut suivre un beau sentier à flanc, avec notre objectifs en ligne de mire.

Traversée d’un petit ruisseau après une courte descente, la trace devient plus sinueuse en entrant dans le parc de la Vanoise, pour s’élever en suivant régulièrement le pied des petites falaises, avec de belles portions de vide en-dessous. Un sacré travail a été réalisé avec empilements de pierres et ferraillage pour retenir le sentier. Petit arrêt à la Turra, tout le monde marche bien et l’on décide de monter encore quelques lacets avant de s’arrêter pour manger juste avant la partie raide, et permettre à ceux ne souhaitant pas continuer d’y faire la sieste tranquillement.

Maman et Clara restent sur l’aire de pique-nique pendant que l’on monte avec Guillaume et les enfants. Cette dernière portion est bien raide mais assez courte, et l’on ne découvre le Trou de la Lune qu’au dernier moment. Un beau trou dans la roche, sous le Roc des Corneilles, par lequel on voit les Écrins au loin. On profite un petit moment de la vue et prend quelques photos avant de descendre retrouver le reste du groupe, qui a trouvé plusieurs petites Edelweiss.

Redescente au parking par le même chemin. Maman fatigue un peu sur la fin de la petite remontée, elle aura fait plus de dénivelé qu’elle ne pensait, mais en termine tranquillement à son rythme, sans trop forcer. La seconde partie de la descente est un peu longue, et surtout raide sur la fin. J’y reprends mon rythme pour me délasser les jambes ayant « piétiné » une partie de la journée.

On est tous très content de cette journée en montagne. On prend le temps d’admirer le lac de barrage et d’y lire les panneaux explicatifs avant de redescendre sur Aussois, et rejoindre le Fort Marie-Christine pour notre « nuit en refuge ». Le bâtiment est plutôt impressionnant (c’est un ancien fort Italien), surplombant une partie de la vallée. Bon accueil, on prend possession de notre chambre et une bonne douche. Je sors un peu admirer le paysage et le coucher de soleil en attendant que tout le monde soit prêt à prendre le repas (Salade campagnarde, Diot / Polenta, fromage puis gâteau sur lit de crème anglaise et chantilly).

N’étant pas trop habitué aux conditions de vie des refuges, la nuit sera un peu compliquée, entre le manque d’air (pas de fenêtre, juste une VMC), la lumière du couloir / sortie de secours (que maman aura la bonne idée de me demander de couvrir avec une serviette) et les ronflements du neveu.

Tracé de la sortie (13km / 775m D+)

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